Le Buteur, Samir Bechir
Alors, quelles sont vos nouvelles ?
Cela va très bien, merci. Le moral est au plus haut après la qualification pour la finale de la Ligue des champions arabe.
L’ES Sétif en finale pour la deuxième fois consécutive. Qu’est-ce que cela vous inspire-t-il ?
C’est une réalisation historique qui, plus est, tombe au bon moment pour nous consoler d’avoir perdu tous nos autres objectifs cette saison : la Supercoupe, le championnat, la Coupe d’Algérie, Ligue des champions africaines… La compétition arabe reste la seule où nous sommes encore en course et nous ne lâcherons pas le morceau.
Pour en revenir au match retour contre Talai’e Al Djeïch, n’avez-vous pas été impressionné par le nombre important de supporters présents au stade ?
Non, pour la simple raison qu’une si grande affluence est typique des supporters sétifiens, connus pour leur fidélité. Ajoutez à cela que les supporters de l’ESS n’étaient pas les seuls à être derrière nous. L’Algérie entière était présente au stade du 8-Mai 1945.
Ne pensez-vous pas que c’est la preuve que l’ESS ne représente plus la wilaya de Sétif exclusivement ?
C’est justement cela : lorsqu’il s’agit des couleurs nationales, les Algériens oublient leurs sensibilités propres pour tous se mobiliser derrière leur représentant. Honorer les couleurs nationale est un devoir suprême et la présence de toutes ces banderoles et drapeaux de différents clubs lors du match contre Talai’e Al Djeich n’est pas étonnant de la part du public algérien.
Parlez-nous de votre retour à la compétition et de votre incorporation lors dans ce match…
Vous ne pouvez pas imaginer à quel point je voulais prendre part à cette rencontre-là, non seulement au vu de son importance, mais aussi au regard de l’ambiance extraordinaire qui régnait dans le stade. Dieu merci, mon vœu a été exaucé et je suis rentré pour le dernier quart d’heure du match.
Est-ce à dire que vous n’avez pas été affecté par ce qui vous est arrivé avec l’entraîneur Simondi à Annaba ?
Non, pas du tout. Contre les Egyptiens, il s’agissait d’un match décisif avec une qualification en finale de la Ligue des champions comme enjeu et cela exigeait que tout le monde mette les divergences, les problèmes d’argent et les intérêts personnels de côté. De mon côté, j’ai oublié mon conflit avec Simondi et j’ai pris part à la mise au vert le plus normalement du monde. Tout peut se rattraper, sauf les matches historiques car ceux-ci, s’ils partent, ne reviennent pas.
Comment appréhendez-vous la finale ?
Personnellement, j’ai joué la finale de la Supercoupe arabe contre Al Djeich de Syrie en 1999 lorsque je jouais au MCO, mais j’estime que ce que je suis en train de vivre est différent. A cette époque, j’avais atteint la finale en une semaine, alors que cette fois, j’atteins la finale après de durs mois de compétition. Nos efforts ne doivent pas être vains après avoir fait tout ce chemin.
Qu’avez-vous à dire de votre adversaire, le WA Casablanca ?
C’est une équipe forte qui fera tout pour sauver sa saison en remportant la Ligue des champions arabe. Ce sera difficile pour nous, surtout que le Wydad recevra chez lui, mais nous défendrons crânement nos chances. Le fait que le WAC ait été battu en aller et retour par l’USMA lors de la phase des poules nous donne espoir pour réaliser un bon résultat à Casablanca car le sacre doit se jouer ici et non pas à Blida.
En parlant de Blida, la désignation de cette ville pour abriter la finale vous arrange-t-il ?
J’ai déjà évolué à l’USM Blida durant six moi il y a trois ans et je connais très bien le stade et la ville. Cela dit, même si c’était une autre ville qui avait été désignée, cela aurait été la même chose car c’est la fête de tous les Algériens. Inch’Allah, le titre arabe sera algérien.
Quel commentaire faites-vous de la décision de la Ligue de donner match gagné pour la JSK et de vous défalquer un point ?
Je remercie beaucoup la Ligue pour nous avoir remonté le moral à sa manière. Nous enlever 4 points est un beau cadeau pour nous à l’occasion de la finale. Cela se passe de tout commentaire.